Il fût un temps, je m'en rappelle, c'était hier en fin d'après-midi. A la suite d'un soi-disant baby-sitting, une demoiselle et une mademoiselle, équipée d'une culotte noire, d'un débardeur marron, d'un crayon noir et d'un crayon orange, d'un paquet de mouchoirs et de petites pinces partirent s'égarer dans les rues tumultueuses de la Trinité Sur Mer. Elles rejoignèrent une Madame sur le pont. La Madame était perplexe. Elle hésitait à inviter son prince. Malheureusement pour la demoiselle et la mademoiselle, il les a rejoint à Dix neuf heures du soir accompagné d'un gentleman prénomé D'Jean's. Bref. la Madame nous attendait sur le pont. Nous marchâmes parmi les paquebots. Nous fîmes une halte à l'épicerie du coin de rue. En faîtes, elle ne se trouvait du tout au coin de rue mais en bas de la rue. Gruyère Grand Jury, Jambon et bouteilles de cidre, doux et brut. Le tout fût payé sans encombre, ni mal-entendu. Nos ressources vitales trouvèrent place dans de grands sacs. Nous fîmes ensuite une halte à L'Etage. Nous nous posâmes au deuxième étage. Une immense terrasse dépeuplée. Une table et deux chaises éparpillées de parts et d'autres de cette plate-forme. Nous attendîmes de longues minutes, seules, perchées sur notre piedestal. La Madame et la Mademoiselle descendirent donc chercher leurs collations. A peine posèrent-elles un pied à l'interieur de la salle, qu'elle fûrent pulvérisées sur place par des regards mitrailleurs. Pfiou, elles s'en sont bien sorties, ne vous en faîtes pas. Elles se dirigèrent d'un pas décidé vers le comptoir. "Deux chocolats viennois S-you plaît". Le Barman le leur servit. Une montagne de Chantilly. Un long périple commença. Comment transporter deux chocolats viennois à L'Etage ? Des escaliers qui tournent. Des marches. Des enfants jouant sur les escaliers. Un moment stressant pour ces Dames. Personne ne vînt à leur secours; Si, une des trois mademoiselles était resté perché. Mais elle ne fît rien. Ah si, rire à coeur déployé. La damoiselle trempa son nez dans la tasse. Quelle beau visage avait-elle. [ Nous mettrons sous silence le passage où elles se décident à boire leurs chocolats pour éviter les cauchemars ]. Il faisait froid. Elles avaient froid. Leurs beaux Châles ne leurs suffisaient pas. Elles sortirent de la Taverne saine et sauve et toujours sans encombres ni embuscades. Elles s'enfoncèrent dans un petit chemin. Ouvrirent des bouteilles de cidre et burent à flots. Quelques promeneurs ignorants passèrent à l'avant d'elles. Et là, comme par enchantement, un banc apparut à elles. Des musiques sortirent d'une petite chose inconnue de ces temps. Et là, les Damoiselles se déhanchèrent pendant plusieurs minutes. Elles entreprîrent une chorégraphie ridicule. Danse des poissons, des dindons, des indiens sur l'eau, des humains. La danse ne fût pas leur principale distraction. Elles chantèrent.. En play-back, je vous l'accorde. Après être rassasiées de chansons, elles s'accordèrent une grande pause sur une plage abandonnée. Pause pipi, pause casse croùte, pause photo avec des lunettes de princesses. Le cidre coulait à flot. Le gruyère et le jambon également. Sans oublier la baguette de pain. Une demoiselle essaya de faire du feu avec un briquet, du bois, une bouteille et un mouchoir de soie. Entre temps, la chose inconnue de la Dame sonnait. C'était son Prince. Un prince qu'on définira de Riche débile avec des mots et une voix bizarre. Il était accompagné de son valet qui se trouve au même niveau que son supérieur. Oui, un Grand Prince de tapis ne sort jamais seul. Les Damoiselles partirent les rejoindre (à contre coeur, celà-va de soi). Quelle retrouvaille. Un grand carosse les abritaient. La Dame partit seule à leurs rencontres. Elle tapa sur une vitre. Et, grand moment, les trompettes sonnèrent, les cloches tintèrent. Un être habillé de façon chic en sortis. Un autre être, la copie idéale du premier être, posa pied à terre. Des moutons. Les deux demoiselles restèrent sans voix. Non pas parce qu'elles étaient fascinées par eux ; mais elles n'osaient point rire. Ce n'est pas pour ceci, qu'elles s'en empêchérent. Elles se joignirent donc à Eux, toujours à contre coeur. Ils entrèrent tous avec la joie de vivre dans un PUB; "Le Carré". Le temps était tellement long avec Eux. Des questions par-çi et par-là voyaient le jour. mais ça n'allait pas plus loin.. Des Desperados, des monacos payés par eux, point positif. Ce fut le seul. Le valet et le Prince étaient tous deux sans baccalauréat et exercaient le métier de commerçant ( vendeurs de Tapis). Les Damoiselles Rirent à leur présence. Ceci les vexèrent, enfin elles éspèrent. La Dame était heureuse avec son prince mais malheureusement, elle dû partir. Et oui les bonnes choses ont un fin pour les uns et les mauvaises choses ont un début pour les autres.Jamais ils ne revinrent. Les deux damoiselles restèrent donc seules au coin du feu. Une des deux critiqua l'odeur régnant dans l'atmosphère du Bar. Une odeur de Saucisson. Ah, ça vous en bouche un coin là. Oui, ça sentait le saucisson. 3 euros la pièce. Pour ce qui ne comprennent pas les Euros, parlons en Churros. ( Un paquet de Chichis Churros sans nutella) . Elles s'amusèrent comme des folles des moiselles. Elles visionnaient des photos et des Vidéos sortant d'une petite boîte. En bref, elles se regardaient puisque c'était elles qui étaient représentées dessus. Un gentil Barman vînt à leur rencontre. elles apprîrent bien plus tard qu'il se prénomait : Mathieu, Mathis ou Mathew. Impossible de s'en souvenir. Il leur demanda si elles voulaient autre choses à boire. Elles répondirent en coeur : "Oui". Bah elles sont là pourquoi ? Il resta quelques minutes avec elles. Il voulait absolument visionner les photos sortant toujours de la minuscule boîte. Mais c'était elles qui étaient représentées dessus. Et pas au meilleurs d'elles-mêmes. Il réussit quand même à s'en emparer. Il rigola, s'esclaffa et rigola. Et tout ceci pendant des longues minutes. Des clients arrivèrent. Il dût les laisser mais emporta la boîte. Il leurs lanca à tue tête " Si vous voulez que je vous offre un verre, vous vous approchez du comptoir". Elles finirent le deuxième verre et s'installèrent au comptoir en face des saucissons pour entamer un troisième verre. Il trinqua avec elles et bavardèrent gentiment. Une des demoiselles s'éclipsa aux toilettes futuristes. Elle revînt. Lui alla servir d'autres clients et revpint. L'autre demoiselle jouait avec tout et n'importe quoi. Entre autre des bâtonnets fluorescents et voulait chanter un Karaoké. Elle interrogea donc le Gentilhomme sur la présence d'un karaoké. Il murmura des propos incompréhensibles. Non, il y en avait pas. La soirée s'écoula gentillement entre rire, regard, grande bouche, moquerie venant du Barman. Les bonnes choses ont une fin, le moment de partir. Elles offrirent au dénommé Mathis, Mathieu ou Mathiew une bouteille de cidre. Il était content. ( Entre nous, le cidre avait le goùt d'un simple jus de pomme, il était doux. ). Le Barman leur dit à une prochaine fois et leur exposa les moments où il était présent au Carré. Elles lui promîrent de revenir. Une fois sur le port, elles pensèrent à une chose. Mais comment s'appelle t'il ? Elles restèrent devant Le Carré et là, le Gentilhomme arriva. " Que voulez-vous savoir ?" " Votre prénom" . Il le leur dit. Mais malheureusement, une seule demoiselle était assez proche de lui pour l'entendre. Et cette demoiselle en question oublia son prénom. Elles hésitent donc entre trois prénoms : Mathis, Matthew ou Mathieu. Leur carosse arriva et s'enfoncèrent toutes deux dans la nuit noire.